Qyu.re Mon alternative personnelle à Codeanywhere
Codeanywhere, c’était mon éditeur de code que j’aimais d’amour.
Celui qui me laissait ouvrir un fichier sur un serveur FTP, le corriger, enregistrer, et voir le site bouger dans la foulée.
Je l’utilisais depuis 2013. J’en parlais déjà ici : Avec quoi je code ?
Treize ans de lune de miel.
Puis le support de la version que j’utilisais s’est arrêté.
Ça faisait déjà quelques années que le support me renouvelait mon compte manuellement, en me prévenant que, si ça se trouve, ça ne tiendrait que quelques mois.
Ça a tenu plusieurs années.
Mais au milieu de l’été, ça s’est arrêté pour de vrai.
En plein développement de Ets-Allio.fr.
La chiasse.
J’ai cherché, j’ai cherché, j’ai trouvé des trucs surement mieux, mais plus compliqués. Rien qui ne correspondait à mon utilisation.
Aujourd’hui, tout passe par des conteneurs, des repos GitHub, des pipelines, des environnements qui se montent et se démontent surement. Je n’utilise pas les notices de meubles Ikea.
C’est surement propre. Surement carré. Surement pro.
Mais c’est chiant. Et ce n’est pas ma façon de coder.
Tout ce que je veux c’est l’inverse.
DU SIMPLE.
Ouvrir un fichier, le modifier, enregistrer. Fin de la partie.
Ctrl + O, tiptiptip, Ctrl + S, Alt + F4. Mic drop.
Et tout ça,… directement en prod !
Pas de build, pas de branche à merger pour corriger une virgule, pas d’usine à gaz.
Rajouter ce putain de point virgule oublié ne mérite pas un pipeline de prod.
Le cahier des charges tenait en 2 mots.
Refaire Codeanywhere.
Avec toutes les fonctions que j’utilisais déjà au quotidien.
Plus celles que j’aurais aimé y trouver.
C’est tout.
En réfléchissant, c’est déjà beaucoup.
J’avais le NDD qyu.re qui dormait dans ma collection de noms de domaine.
(Oui, j’en collectionne. Non, je ne me soigne pas.)
Autant lui donner un vrai boulot plutôt que de le laisser prendre la poussière.
J’avais aussi en candidat partir.la, mais ça aurait été con de le cramer là-dessus.
Il mérite peut-être mieux qu’une arborescence de fichiers et du texte en monotype.
Ce que fait l’outil, la liste complète (?)
Connexion et comptes
- Coffre de serveurs FTP / FTPS, mots de passe chiffrés.
- Multi-utilisateurs, avec partage d’accès révocable (lecture seule ou écriture).
Ça, c’est une fonction qui manquait sur Codeanywhere. Ici j’ajoute un serveur, et je peux le partager avec Lionel, ou Laure, ou n’importe qui qui bosse avec moi sur un projet, sans avoir à partager les identifiants. - Relais HTTPS pour les serveurs qu’on ne peut pas joindre en direct, et un diagnostic de connexion intégré (Qyu.re est hébergé sur O2switch qui ne veut pas communiquer en FTP avec OVH).
Éditer
- Arborescence, onglets multi-fichiers, plusieurs serveurs ouverts en même temps.
Les onglets, c’est la vie. #team+50 - Coloration syntaxique (HTML, CSS, JS, PHP, SQL, logs) et autocomplétion.
- Recherche / remplacement dans les fichiers ouverts ou sur tout un dossier, arborescence de dossier ou tout le serveur.
- Beautify / Minify.
- Validation de la syntaxe avant d’enregistrer.
J’aimais Codeanywhere justement car tu pouvais rajouter ton point-virgule qui manquait dès la première erreur 500.
Maintenant, je n’ai même plus l’occasion d’oublier ce point-virgule ou cette accolade fermante imbriquée dans une cascade de 9. - Conversion d’encodage et de fins de ligne, édition des fichiers non-UTF-8.
- Thème clair / sombre, panneaux redimensionnables, position du curseur mémorisée.
Gérer les fichiers
- Uploader, télécharger, dupliquer, déplacer, zipper, dézipper, corbeille.
La corbeille. Sur ton serveur de prod, … Que celui qui n’en a jamais rêvé… comprenne qu’il est surement tout à fait normal comparé à moi.
Et oui, tout ça pour un fichier ou un dossier (et ses sous-dossiers). - chmod (une case à cocher à la FileZilla, pas un chiffre à retenir), usage disque, propriétés.
- Lecture de la fin des gros logs et suivi en direct (tail -f).
Voir
- Aperçu des images + zoom + compression.
Même plus besoin de télécharger une image, de la passer sur TinyPNG et de la réuploader. Un bouton et le panda vient directement te faire ça à domicile sur ton serveur. - CSV en mode texte ou tableur.
Pareil, tu bosses sur ton CSV en prod, on est pas là pour faire semblant. - SVG éditable en code avec visualisation des modifs en direct.
Qui d’autre édite ses SVG en code par ici ?
Travailler à plusieurs
- Révisions : chaque enregistrement est archivé, avec diff et restauration.
Ça, je l’utilisais pas mal sur Codeanywhere. On pouvait d’ailleurs s’en servir comme une « poubelle », si tu supprimais un fichier, tu en recréais un au même endroit avec le même nom et tu pouvais retrouver son contenu via la révision. - Présence en temps réel et journal d’activité : qui édite quoi, en ce moment.
Ça évite qu’on écrase un fichier qu’un autre est en train d’éditer.
Les trucs plus récents
Chaud comme je suis, j’ai encore rajouté des trucs suivant mes besoins et je vais continuer à le faire.
- Serveur MCP.
Mon IA peut éditer les fichiers à ma place, avec des droits bornés : un seul serveur, voire un seul dossier, en lecture seule si je veux. - Upload de photo en masse.
J’ai eu besoin de scanner un livre. Long. Chiant.
Donc j’ai rajouté une fonction dans Qyu.re pour le faire.
Je mitraille avec le téléphone, les photos partent direct sur le serveur, sans jamais être enregistrées dans la pellicule, métadonnées EXIF supprimées, et redimensionnées au passage.
Et le plus beau dans tout ça :
Je n’ai pas écrit une ligne de code
Tout est vibecodé.
Avec Claude.
Je dis ce que je veux.
Claude fait.
Je teste, je râle, il refait, je valide.
Voilà
Ce n’est pas à vendre, c’est juste l’outil dont j’ai besoin, et qui me sert tous les jours.
Si vous en avez besoin, je vous crée un compte, ou vous file le code.
Codeanywhere je l’aimais d’amour.
Qyu.re Faisons des enfants.
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